19/05/2026
BPCE L’Observatoire dévoile les résultats de l’édition 2026 de son baromètre annuel sur les conducteurs de deux-roues, réalisé avec Toluna – Harris Interactive. Dans un contexte marqué par le durcissement réglementaire et une prise de conscience écologique croissante, l’étude 2026 met en lumière un profil de conducteur complexe, oscillant entre une prudence déclarée et une persistance des comportements à risques.
L’un des principaux enseignements de ce baromètre réside dans le sentiment d’insécurité croissant des usagers des deux-roues. 79% des conducteurs s’estiment plus exposés aux accidents que les automobilistes. Cette vulnérabilité est confirmée par l’analyse des sinistres : l’inattention (notamment liée à l’usage du téléphone) et les erreurs de trajectoire ou de priorité de changement de file demeurent les motifs principaux d’accidents. Une perception alimentée par une cohabitation jugée difficile : 76% se sentent mis en danger par les voitures et 78% par les trottinettes et vélos en ville. De plus, selon 71% des conducteurs interrogés, les aménagements de la route ne les protègent pas assez.
Face à cette vulnérabilité, les conducteurs adoptent des réflexes de protection plus rigoureux. Ils sont une grande majorité (80%) à affirmer être plus prudents sur la route qu’auparavant. 79% estiment même être plus prudents que les automobilistes.
Cette prudence augmente notamment face aux conditions climatiques : 56% des conducteurs de deux-roues adaptent désormais systématiquement leur conduite en cas de mauvaise visibilité (+10 points par rapport à 2025).
Cette vigilance s’appuie également sur la technologie : 82% des usagers considèrent comme utiles les alertes via les applications de conduite pour les prévenir d’un danger.
L’étude souligne une contradiction majeure : l’ambivalence sécuritaire se manifeste par un décalage entre la vigilance affichée et la réalité des pratiques.
Cette contradiction s’observe dans plusieurs usages quotidiens :
Cette ambivalence comportementale se heurte aujourd’hui à un cadre de plus en plus réglementé : normes environnementales, contrôle technique obligatoire, durcissement des amendes pour excès de vitesse, etc. Face à cette nouvelle réalité, les conducteurs de deux-roues naviguent entre acceptation et sentiment de contrainte.
Le contrôle technique obligatoire, en vigueur depuis deux ans, semble s’installer dans les mœurs : 68% des usagers estiment qu’il améliore la sécurité et 61% affirment que cette obligation les a incités à entretenir davantage leur véhicule. Il reste encore à la marge quelques réticents au contrôle technique (4%).
En revanche, si 71% des répondants jugent nécessaires la nouvelle mesure durcissant les peines (amende, prison) pour les excès de vitesse supérieurs à 50 km/h, plus de la moitié (54%) la considèrent comme excessive. Même son de cloche pour les récentes normes environnementales imposées pour les deux-roues, jugées contraignantes par les conducteurs (59%)… mais nécessaires (70%) et efficaces pour réduire la pollution (64%).
Malgré une conscience écologique présente chez les conducteurs de deux-roues, l’attrait pour la motorisation électrique reste limité, avec seulement 33% des conducteurs envisageant l’achat d’un tel modèle au cours des cinq prochaines années. Ce désintérêt s’explique par plusieurs obstacles majeurs qui freinent encore la transition pour une large majorité d’entre eux :
Toute utilisation de ces données doit s’accompagner de la mention « Baromètre Assurances de BPCE L’Observatoire ».