Bonus-malus, comment ça marche ?

03/01/2025

Le bonus-malus est un élément incontournable de l’assurance automobile. Découvrir ses rouages essentiels vous aidera à mieux comprendre votre prime d’assurance.

Qu’est-ce que le bonus-malus dans une assurance auto ?

Le bonus-malus, ou Coefficient de Réduction-Majoration (CRM), adapte votre prime d’assurance à votre comportement sur la route et à vos antécédents en tant que conducteur. Une conduite responsable est valorisée par un bonus, tandis qu’un malus s’applique à votre CRM après un accident responsable ou co-responsable. Ce système encourage chacun à adopter une conduite plus sûre, au bénéfice de tous.

Le saviez-vous ?
Les deux-roues légers, comme les scooters de moins de 125 cm³, ne sont pas soumis au système de bonus-malus.

Comment est calculé le bonus-malus ?

Le bonus-malus repose sur un coefficient initial fixé à 1, attribué lorsque vous souscrivez une assurance pour la première fois, et qui évolue chaque année selon votre comportement au volant :

  • Bonus : chaque année sans accident responsable ou co-responsable réduit votre coefficient de 5 %. Ainsi, après 13 années consécutives sans sinistre, vous pouvez atteindre un coefficient de 0,50, ce qui correspond à une réduction de 50 % sur votre prime de base.
  • Malus : en cas d’accident responsable, votre coefficient augmente de 25 % par sinistre et de 12,5% si vous êtes co-responsable de l’accident. Le plafond est fixé à un coefficient de 3, ce qui triple votre prime initiale.

Prenons l’exemple d’une prime de référence à 800 € : avec un bonus 50 le conducteur paiera 400 € hors taxes par an. En cas d’accident responsable, son CRM augmentera de 25% et passera à 0,625 et sa prime hors taxes sera donc de 500 €.

Bonne nouvelle pour les malussés ayant un CRM de plus de 1 : il disparaît complètement après deux ans sans sinistre, revenant directement à un coefficient de 1 grâce à la règle de « descente rapide ».

Pour connaître votre CRM, consultez votre relevé d’information, qui liste vos accidents et indique votre coefficient. Ce document est disponible auprès de votre assureur, même en cas de changement de contrat.

Ce qu’il faut savoir sur le système du bonus-malus

Les jeunes conducteurs, sans historique de conduite, commencent avec un coefficient de 1, entraînant des cotisations plus élevées. Toutefois, ils peuvent tout de même influencer indirectement le coût global de l’assurance.Les conducteurs avec une assurance auto pour malussés, quant à eux, peuvent rencontrer des difficultés comme des tarifs prohibitifs ou une exclusion par certains assureurs.

Enfin, prêter son véhicule comporte un risque. Si l’emprunteur cause un accident responsable, cela peut affecter le bonus-malus du propriétaire, sauf si une assurance temporaire a été souscrite.

Malus : les exceptions à connaître

Un accident responsable augmente votre malus, qu’il s’agisse d’une collision avec un tiers ou d’un choc sans tiers (contre un obstacle, par exemple).

En revanche, certaines situations n’affectent pas votre coefficient :

  • L’accident est causé par un tiers identifié.
  • Le conducteur responsable a pris le volant sans votre autorisation et ne vit pas avec vous.
  • La collision résulte d’un cas de force majeure, comme un animal sur la route.
  • Votre voiture en stationnement est percutée par un tiers non identifié.
  • Le sinistre concerne un vol, un incendie ou un bris de glace.
  • Les dommages causés par un cas de force majeure comme une catastrophe naturelle.

Si vous avez un CRM de 0,5 depuis plus de 3 ans, vous conservez votre bonus même après un premier accident responsable. Un coefficient s’appliquera cependant à partir du deuxième accident responsable.

3 conseils pour préserver votre coefficient bonus-malus

  • Adoptez une conduite prudente : évitez les comportements à risque, comme les excès de vitesse ou les freinages brusques.
  • Utilisez des technologies d’aide à la conduite : des dispositifs comme les systèmes d’assistance à la conduite peuvent réduire le risque d’accidents.
  • Utilisez des technologies d’aide à la conduite : des dispositifs comme les systèmes d’assistance à la conduite peuvent réduire le risque d’accidents

N’hésitez pas à faire le point avec votre conseiller pour vous assurer que votre contrat est toujours adapté à vos besoins (options, formules, modification de l’usage de votre véhicule…).