Critères ESG : les notions essentielles à connaître

01/09/2026

Les critères ESG (Environnement, Social, Gouvernance) sont des indicateurs extra-financiers qui permettent d’évaluer la manière dont une entreprise gère ses enjeux environnementaux, sociaux et de gouvernance, en complément de sa performance économique. BPCE Assurances vous aide à comprendre ces critères et à savoir comment les prendre en compte dans vos choix d’investissement, notamment lorsqu’ils s’inscrivent dans une démarche d’investissement responsable.

Qu’est-ce que veut dire ESG ?

L’acronyme ESG signifie Environnemental, Social et Gouvernance. Il s’agit de trois dimensions extra‑financières utilisées pour analyser les entreprises, en complément de leurs résultats économiques et financiers.

Le pilier Environnemental (E) concerne l’impact de l’entreprise sur la planète et la manière dont elle gère les enjeux environnementaux. Par exemple :

  • sa gestion des émissions de gaz à effet de serre,
  • sa consommation d’énergie et d’eau,
  • sa gestion des déchets, de la pollution liée à son activité
  • la protection de la biodiversité,
  • la prévention des risques environnementaux (accidents industriels, pollutions…)

L’importance relative de ces enjeux peut varier selon les secteurs d’activité de l’entreprise.

Le pilier Social (S) porte sur la manière dont l’entreprise traite ses salariés, ses partenaires et les communautés avec lesquelles elle interagit. Il inclut notamment :

  • le respect du droit des salariés et les conditions de travail,
  • la formation et le développement des compétences,
  • la diversité et l’égalité professionnelle entre homme et femme,
  • la santé et la sécurité au travail,
  • la gestion responsable des relations avec les fournisseurs,
  • l’impact sur les communautés locales

Un bon score sur le pilier Social signifie généralement que ces enjeux sont mieux pris en compte et gérés, mais il ne supprime pas les risques sociaux, juridiques ou de réputation auxquels l’entreprise peut être exposée.

Le pilier Gouvernance (G) concerne la façon dont l’entreprise est dirigée et contrôlée. Parmi les principaux aspects évalués :

  • la transparence de l’information financière et extra-financière,
  • les règles de rémunération des dirigeants,
  • les politiques de lutte contre la corruption et les comportements non éthiques,
  • la composition et fonctionnement des organes de direction (exemple : conseil d’administration)

Un cadre de gouvernance solide peut réduire certains risques (fraude, conflits d’intérêts, décisions arbitraires) mais il ne constitue pas une garantie absolue contre tout incident ou dérive.

Ces critères ESG permettent d’avoir une vision plus complète de la performance d’une entreprise et de la manière dont elle gère ces différents enjeux extra-financiers.

Comment est calculé un score ESG ?

Le calcul d’un score ESG (Environnement, Social, Gouvernance) repose sur une analyse poussée de la façon dont une entreprise agit au-delà de sa performance financière et suit un processus en plusieurs étapes :

  • Des données publiques et privées sont collectées (rapports d’entreprise, bases de données spécialisées, informations réglementaires, parfois questionnaires envoyés aux sociétés).
  • Ces informations sont analysées pour attribuer une note à chaque pilier : Environnement, Social, Gouvernance.
  • Les notes peuvent ensuite être pondérées selon le secteur d’activité (par exemple, l’environnement peut être davantage pris en compte pour une entreprise industrielle que pour une société de services).
  • Un score global, par exemple sur 100, est calculé pour l’entreprise. Exemple : Environnement : 80/100 (pondéré à 40 %), Social : 75/100 (30 %), Gouvernance : 70/100 (30 %). Ce qui donne un score final de 75,5/100.

Ce score permet de comparer facilement les entreprises entre elles dans un même secteur ou une même zone géographique et constitue un bon indicateur pour savoir si une entreprise agit de manière responsable. Il est mis à jour régulièrement et repose sur les informations disponibles à un moment donné, qui peuvent évoluer dans le temps. Il ne constitue toutefois ni une certification officielle, ni une garantie de performance financière future ou de comportement irréprochable.

Comment investir selon les critères ESG ?

Si l’on souhaite investir de manière responsable, il faut orienter ses placements vers des sociétés bien notés sur les différents piliers ESG ou vers des fonds qui intègrent les critères ESG dans leur processus de sélection des entreprises et qui sont proposés via des produits financiers tels que l’assurance vie, le PEA ou le PER. Pour comprendre leur approche, il est utile de regarder :

  • s’ils disposent d’un label officiel (par exemple le label d’Investissement Socialement Responsable – ISR),
  • la méthode d’investissement utilisée (intégration ESG, exclusions de certains secteurs, sélection “best‑in‑class”, fonds thématiques, engagement actionnarial),
  • la manière dont les entreprises sont évaluées sur les critères ESG.

L’intégration de critères ESG ou la présence d’un label (exemple : ISR) ne garantit ni la performance financière des placements ni l’absence de risque (marché, crédit, liquidité, risque ESG). Elle permet en revanche de tenir compte de facteurs extra financiers dans la construction de votre portefeuille. Pour choisir les supports adaptés à votre situation, il est recommandé de vous appuyer sur les documents d’information réglementaire des produits et, si besoin, de demander conseil à un professionnel.

Comment une entreprise peut-elle structurer sa démarche ESG ?

Une démarche ESG repose généralement sur plusieurs étapes :

  • réaliser un diagnostic des pratiques existantes en matière d’environnement, d’enjeux sociaux et de gouvernance,
  • identifier les points d’amélioration prioritaires en fonction de son activité et de ses risques,
  • définir des objectifs clairs et, lorsque c’est possible, quantifiables (par exemple : réduction des émissions de CO₂, amélioration de la diversité dans les équipes, renforcement des dispositifs de contrôle interne),
  • mettre en place une gouvernance dédiée (implication de la direction, comités, politiques internes) pour suivre ces objectifs dans le temps,
  • engager les équipes et intégrer les enjeux ESG dans les décisions opérationnelles.

Une démarche ESG structurée et suivie dans la durée peut contribuer à améliorer la responsabilité de l’entreprise et à réduire certains risques. Son efficacité dépend toutefois des moyens mobilisés, de la qualité du suivi, de la transparence des résultats et de la capacité à ajuster les actions si nécessaire.

Foire aux questions

Note : Les informations présentées sur les critères ESG, l’investissement responsable et l’ISR ont une vocation pédagogique. Elles ne constituent ni un conseil personnalisé, ni une garantie de performance financière ou de caractère durable au sens de la réglementation européenne. Avant toute décision d’investissement, il est recommandé de consulter les documents d’information des produits (DIC, prospectus, rapport de gestion) et, si nécessaire, de solliciter un avis professionnel adapté à votre situation.